A la découverte de Buenos Aires : La Boca

30/07/2017

Depuis toujours convaincue que Buenos Aires attendait ma visite, et que nous étions faites pour nous plaire, j'avais des attentes particulières de cette ville dont je ne connaissais pourtant rien. Sans en imaginer la forme, c'était prendre le risque inconscient de grandes déceptions. Après une semaine de visites, de promenades et de cafés argentins, il semble qu'elle ait répondu présente. Elle a réussi à me séduire, et est en route pour me conquérir. Première invitée de ma série touristique : la Boca. Dénuée de charme, mais qui vaut le détour rien que pour cette raison. 

Entrée del Caminito
Entrée del Caminito

En début de semaine, La Boca, le quartier le plus coloré de la ville et qui en fait sa renommée touristique m'a laissée un souvenir peiné. Gorgée de touristes toute la semaine, cette zone sud au bord de l'eau est très populaire et précaire. Elle a souffert de sa beauté, de son trop plein de couleurs et a perdu toute son authenticité. Elle ne se résume aujourd'hui plus qu'à une seule rue d'une centaine de mètres, el Caminito, peint et créé de toute pièce pour les visiteurs, qui ne sauraient s'aventurer au-delà des deux voies adjacentes gardées par la police. Derrière cette frontière,  moins de couleurs, et beaucoup plus de risque. Bien informée sur l'allure tout à fait artificielle de ce chemin, je ne fus pas la plus déçue, et gardais en mémoire que ces couleurs sont à l'origine une initiative des habitants des lieux, comme un pied de nez à la pauvreté. Tant pis si les boutiques de souvenirs, restaurants à touristes et vendeurs d'aquarelles ont transformé le lieu en une véritable fête foraine. Il en reste malgré tout un joli panel de couleurs.

Quelques dizaines de mètres plus loin, la Bombonera jaune et bleue rayonne et attire les touristes en fin de visite. Stade mythique s'il en est, il accueille toute l'année les matchs de Boca Juniors, l'équipe du "peuple" et l'une des plus populaires d'Argentine. Pour cause, "el Pibe de Oro" Maradona, originaire de la Villa Fiorito à une heure au Sud de Buenos Aires, y a construit sa légende. En bon dieu vivant, il continue à veiller sur l'enceinte. Les jours de match, on dit que les cris des socios résonnent alors bien au-delà du quartier et envahissent les bars et les rues du tout Buenos Aires. La fureur prend encore une nouvelle dimension à l'occasion du Superclásico, les opposant aux "riches" de River Plate. Il semble qu'on n'est pas vraiment argentin tant qu'on n'y a pas assisté à un match, expérience si ahurissante que les places sont extrêmement difficiles à dénicher et se vendent parfois plusieurs centaines d'euros. C'est noté dans l'agenda.


Pas de panique, Buenos Aires regorge de lieux magnifiques et d'un charme certain, là-même où elle ne cherche pas à vous séduire ! La suite arrive.

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